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Alexandre Léonel Pierre dit Lionel de Marmier
4/12/1897 - 30/12/1944
Médaille de l'aéronautique à titre posthum
Médaille de la Résistance à titre posthum

Alexandre Leonel Pierre, dit Lionel de Marmier est né le 4 décembre 1897 à Bellegarde en Marche (Creuse).
En 1914, alors qu'il est élève aux Arts et Métiers, il quitte l'école pour s'engager comme ses deux frères René et François. Son père, officier des Chasseurs à pieds, est le premier officier français tué. Des trois frères qui servent tous comme pilotes, Lionel de Marmier sera le seul survivant de cette guerre, avec 6 victoires homologuées.
Après la guerre il entre chez Nieuport comme pilote. Il est un des pionniers du transport aérien et effectue les premières liaisons aériennes Paris-Bucarest et Paris-Varsovie, pour la compagnie aérienne franco-roumaine. Il participe également à des courses de voitures.
En 1926 il est pilote d'essais chez Potez où il bat neuf records mondiaux de distance en charge sur Potez 28 et 34, puis à l'Aéropostale et à Air France comme chef pilote d'essais.
Mobilisé dans l'Armée de l'Air à la déclaration de guerre de 1939, il demande à servir dans la chasse et est affecté au groupe "Varsovie" avec des pilotes polonais. Il obtient 2 nouvelles victoires aériennes. En juin 1940 il embarque pour l'Angleterre et il est le premier officier supérieur français à rejoindre les FAFL. Le 15 août 1940 il est nommé Lieutenant-colonel par le général de Gaulle.
Après une mission à Dakar pour tenter, sans succès, d'obtenir le ralliement des autorités à la France Libre, il débarque au Cameroun avec son groupe qui participe aux combats au Gabon. A Ia fin de 1940 il est nommé en chef d'état-major des FFL au Moyen-Orient, au Caire en Egypte et organise les lignes aériennes militaires (LAM) en Afrique et Moyen Orient. Il est promu colonel le 15 mars 1942.
A la libération il rejoint Paris et descend les Champs Elysées dans les rangs des généraux (Sur ordre de mission spécial du général de Gaulle car il n'était que colonel).
En 1944, le gouvernement le charge de reconstituer la compagnie Air-France et de la diriger. Le 30 décembre, le Lockheed C 60 à bord duquel il avait embarqué pour rejoindre Paris et y présenter son projet s'écrase en Méditerranée. Les causes de l'accident ne seront pas éclaircies, mais certains éléments (Le fait qu'il emportait des dossiers pouvant compromettre certains personnels, présence d'eau dans les réservoirs du second avion où il aurait pu embarquer) peuvent faire penser à un attentat.
Il fût nommé Général à titre posthume et, en hommage, son nom fût donné à l'hydravion Laté 631, ainsi qu'à la base aérienne de Toulouse Francazal.